- Juillet 2008: Tonkov reçoit l' "Appennino d'Oro" (22 juillet)

A l'occasion de la présentation du Tour des Appenins 2008, le 22 juillet dernier, Pavel Tonkov a reçu le prix "Appennino d'Oro" en hommage à ses deux victoires et à ses multiples places d'honneur (voir page palmarès): "La Bocchetta est une grande montée et la course possède une belle histoire. Seulement les plus grands champions l'ont gagné et la course continue à aller de l'avant". Et à propos des récentes affaires de dopage: "Malheureusement, nous sommes en guerre contre le doping. Mais il faut continuer d'aimer le cyclisme".

 

- Juin 2008: Pavel Tonkov est devenu Maître ès Sport Cycliste émérite (gazeta.ru, 14 juin)

Samedi 14 juin, le célèbre coureur cycliste russe, vainqueur du Giro d'Italia 1996, a reçu l'insigne et le certificat de Maître ès sport émérite de la Fédération Cycliste Russe. Le vice président de la Fédération cycliste russe, Iury Kucherjavyj a remis à Pavel Tonkov ses insignes pendant la cérémonie d'ouverture du Championnat de Russie junior qui se déroulait à Ishevsk. Pavel tonkov a ensuite donné le signale du départ. Assistait à la cérémonie le Président de la République d'Oudmourtie, Aleksandr Volkov.

- Juin 2008: Tonkov de nouveau cycliste... comme cyclotouriste! (cicloturismocordoba.com)

Le 1er juin, Pavel a participé à la 2ème Vuelta a Sierra Morena, une course de cyclotourisme de catégorie nationale de 160 km, avec six cols (entre autres le col de El Caballon et le col de la Chimorra). la surprise a été de voir Pavel terminé... 5ème de la course!!

Classement: 1. Juan Jose Ruiz Garcia en 5h18'; 2. Antinio Manuel Fernadez Chica à 2' ; 3. Rafael Mira Montoro à 8'30" ; 4. Agustin Lujan Maldonado à 14'40"; 5. Pavel Tonkov à 14'41"

- Février 2008: Tonkov spectateur du Tour d'Andalousie: interview (diariocordoba.com, Antonio Raya, 17 février)

- Comment avez-vous eu l'idée de vous installer à Cordoue?

- Ma belle-mère vit à Villanueva et depuis plusieurs années, nous venons souvent passer des vacances dans la région et plus généralement en Andalousie. Quand j'ai arrêté ma carrière, ma femme et moi avons décidé quelques temps plus tard de venir nous installer à Cordoue. Je réside dans le quartier du Brillante depuis le mois de septembre passé. Maintenant, cela fait plusieurs mois que je travaille pour ouvrir un petit hôtel dans le quartier de la Juiverie, qui devrait ouvrir en mai prochain, et qui serait classé quatre étoiles.

- Comment jugez-vous le cyclisme qu'il y a à Cordoue actuellement?

- J'aime beaucoup le développement de l'équipe Andalucia Cajasur. Le projet d'Antonio Cabello est attirant, en plus de compter comme une équipe professionnelle de référence. Je veux comme ex-cycliste remercier l'entreprise Cajasur pour son soutien qu'elle apporte à Cabello.

- Etes-vous étonné de voir que, dans la longue histoire du cyclisme, il n' y ait pas eu plus de cyclisme en Andalousie?

- En vérité, oui, parce que le climat est idéal pour la pratique du cyclisme. Mais dans ce sport, la clé, c'est de trouver de l'argent et cela demande beaucoup de travail pour en obtenir d'un peu partout. En Italie, j'ai moi-même essayé, après m'être retiré, de monter une équipe cycliste professionnelle et je n'y suis pas arrivé.

- Comment jugez-vous le fléau du dopage qui, depuis longtemps maintenant, détruit le cyclisme?

- On traite les cyclistes comme des délinquants, c'est incroyable. Il y a maintenant, selon le dernier réglement, le passeport biologique, avec lequel tu dois toujours dire où tu es et ce que tu fais. Si tu vas te promenener avec tes amis, tu dois appeler ton équipe pour leur dire où tu te trouves.

- Que diriez-vous aux gens qui voient les cyclistes pousser des braquets énormes pendant les trois semaines des grands Tours et qui pensent que c'est impossible de le faire sans se doper illégalement?

- A ceux qui disent cela, qu'ils sachent que, pour commencer, c'est aussi un manque de respect, parce que moi aussi, j'ai été coureur cycliste. Ceux qui pensent ainsi ne connaissent pas le règlement du cyclisme. De nos jours, le dopage est plus poursuivi dans le cyclisme que dans aucun autre sport. Des commissaires peuvent venir te faire un contrôle par surprise chez toi, à l'entraînement, en voyage, où quand tu dors à l'hôtel. Ce n'est pas une vie. Dans beaucoup de cas, il y a des jeunes qui se dopent plus par ignorance que par autre chose, ne sachant pas bien quels médicaments ils peuvent prendre et lequels ils ne peuvent pas prendre. Il faut commencer par la base et les informer.

- Etes-vous surpris qu'Andalucia Cajasur soit entré dans la liste du Pro-Tour?

- Ils ont une équipe très jeune sans coureurs comme Contador, qui avant d'éclorent, ne peuvent gagner sur n'importe quel terrain. Alors pour essayer de gagner quelque chose, ils doivent partir de loin.

- Le Pro-Tour a-t-il beaucoup changé le cyclisme?

- Au début oui, maintenant moins. Quand il s'est créé, il y avait beaucoup de problèmes et cela créait des situations absurdes. Il pouvait arriver qu'une équipe conçue pour les classiques de Coupe du Monde soit obligée de courir le Tour, et qu'une équipe faite pour le Tour de France ne puisse pas y aller.

- Comment jugez-vous le Tour d'Andalousie qui vient de commencer?

- Comme toutes les courses d'une semaine du début de saison, le parcours est adapté aux circonstances. Il y a des étapes de montagnes et de plaines pour ceux qui viennent avec tous leurs types de cyclistes. Certains sont déjà bien et d'autres loin d'être dans leur meilleure forme. Par exemple, Cadel Evans ne va pas courir comme dans le Tour, mais il se peut qu'il se montre sur une étape.

- Est-il vrai que l'atmosphère dans les équipes espagnoles est meilleure que celle des autres pays?

- Oui, c'est vrai. Les gens ici et en Italie sont plus ouverts, c'est une évidence.

- Février 2008: Interview avec El Dia de Cordoba: "Il y a des lieux superbes en Andalousie" (eldiadecordoba.es, Angel Robles, 10 février)

Le cycliste russe Pavel Tonkov réside à Cordoue depuis août, où il prépare l'ouverture d'un hôtel, et il nous parle de son pays: "La Russie n'est pas très bien connue. Les gens en sont restés à l'image de l'ancienne URSS, avec la Perestroïka, et avec les crises qui sortent dans les journaux télévisés" se lamente-t-il.

Le vainqueur du Tour d'Italie 1996, Pavel Tonkov, a fêté hier samedi son 39ème anniversaire comme habitant du quartier d'El Brillante. Après une brillante carrière comme cycliste professionnel qui l'a porté sur les podiums des plus importantes courses dans la décennie '90, Tonkov - originaire de la ville russe d'Ishevsk - a entamé un périple qui l'a conduit dans différentes villes, avant d'arriver finalement à Cordoue en août, où il a finalement choisi d'habiter. "La mère de ma femme est de Cordoue et toute sa famille vit ici. Nous avons décidé d'ouvrir un hôtel à côté de la Mosquée, donc nous avons déménagé à Cordoue pour réaliser ce projet", raconte Tonkov.

Son premier contact avec la ville s'est produit en 1997 pour motifs professionnels, et depuis août dernier, il sait ce que cela signifie de se sentir "cordobès": "Comme dans toute l'Andalousie, les gens sont beaucoup plus agréables qu'à Madrid, par exemple. Il y a moins de bruit, moins de stress, moins de trafic, et la vie est plus tranquille. Je me suis fait de bons amis en très peu de temps. Je connais la moitié du monde et ici on vit très bien" dit-il. Même si les jours d'été sont très torrides: "La chaleur m'effrayait au début" plaisante-t-il maintenant.

Tonkov est originaire d'Ishevsk, la ville la kalashnikov, une ville "très industrielle, semblable au Bilbao d'il y a quelques années". Il est né là, mais son développement sportif s'est produit à Samara, une métrople de cinq millions d'habitants, située entre Moscou et l'Oural, sur les bords de la Volga. "La Russie n'est pas très bien connue. Les gens en sont restés à l'image de l'ancienne URSS, avec la Perestroïka, et avec les crises qui sortent dans les journaux télévisés" se lamente-t-il.

Pour cela, Tonkov conseille une escapade à Saint-Petersbourg, "une ville de rois et de monarchie" et conseille de continuer par Moscou, "qui est un classique". L'itinéraire peut être fait par avion ou par bateau, une option qui obtient la préférence parmi les touristes. Et, outre la vodka, celui qui décide de visiter la terre des tsars rencontrera une gastronomie variée: "Si c'est l'hiver, on cuisine des plats très gras et très caloriques, comme les soupes. Et les raviolis sont aussi très populaires, qui se cuisinent avec trois types de viandes. En hiver, il y a aussi les salades de légumes", explique-t-il.

A Cordoue, la première visite doit être la Mosquée, recommande Tonkov, qui conseille de venir en ville en coïncidence avec les processions, les foires ou la Feria. "Et comme sportif, une bonne option sont les promenades à bicyclette dans la montagne. Il y a des lieux magnifiques", conseille-t-il. Son hôtel ne sera pas un typique établissement aseptisé avec innombrables étoiles, mais un lieu "agréable car chaque chambre a un style différent". Il y aura un patio qui sera utilisé comme salle à manger lorsque le temps le permettra et une terrasse avec vue sur la Mosquée.

"A Cordoue, viennent beaucoup de touristes étrangers, gens du monde entier attirés par le patrimoine, mais quelquefois les infrastructures ne sont pas suffisantes" regrette-t-il. "Avec l'histoire aussi riche que possède la ville et aussi tous ses monuments, on peut avoir beaucoup plus de bénéfices, mais il faut renforcer beaucoup plus le secteur des services", conseille-t-il.

- Février 2008: Interview à Punto Radio - Cordoba (cordobadeporte.com, 7 février)

(David Jurado/ A. D. Jimenez 07-02-2008) L'ex cycliste profesionnel Pavel Tonkov a visité aujourd'hui, en compagnie de Juan Rodrigo Arenas, les studios de Punto Radio, où il a tenu une agréable conférence pour exposer ses futurs projets à Cordoue. Le russe, vainqueur du Giro 1996, s'est rapproché de notre ville depuis deux ans désormais, et il ouvrira bientôt, au mois de mai, un hôtel dans le quartier de la Juiverie. Tonkov a donné sa vision du monde du cyclisme, au niveau local, national et international.

- La première question est évidente. Qu'est-ce que Pavel Tonkov fait à Cordoue?

- Je vis ici parce que la famille de ma femme, Daria, est cordobèse, de Villanueva de Cordoba. Je connaissais l'Andalousia, j'y étais venu très souvent, et j'ai beaucoup aimé. Alors nous avons décidé d'installer ici notre affaire, un hôtel dans le quartier de la Juiverie.

- En Russie, il fait beaucoup plus froid en plus, non?

- C'est vrai, en Russie, il fait beaucoup plus froid qu'ici.

- Cela fait combien de temps que vous avez quitté le cyclisme?

- J'ai arrêté il y a deux ans.

- Et quel est votre avis sur tout ce qui se passe dans le monde du cyclisme?

- C'est un sujet sérieux. Je vais être sincère. Je voulais créer une équipe professionnelle en Italie et je me suis battu pendant plusieurs années pour convaincre un sponsor et lui donner vie, mais la période est mauvaise. Il y a beaucoup de publicité négative autour de ce sport, et cela ne peut pas être parce que le monde du cyclisme est quelque chose de précieux, non seulement quand on monte en vélo, mais la compétion aussi.

- Ou alors, vous avez frappé aux mauvaises portes et on vous a dit non.

- Ce n'est pas que l'on m'a dit non, mais pour faire une équipe, d'abord il faut l'argent et ensuite tu commences avec un projet minimal, et ensuite, tu montes en puissance. Mais s'il te manque le premier élément...

- Pourquoi crois-tu que depuis deux ou trois ans le thème du doping se limite-t-il seulement au cyclisme? Le cyclisme a-t-il beaucoup changé depuis que tu as gagné le Giro?

- C'est une guerre que celle contre le dopage. C'est une chose nécessaire surtout dans les catégories juvéniles, pour contrôler. Cependant, dans le cyclisme professionnel, chacun gère le problème comme il le voit. Ce n'est pas seulement la compétition, ou la préparation, mais aussi qu'il faut terminer la course et gagner. Pour courir une course, il faut avoir 5000 ou 6000 kilomètres et c'est beaucoup d'entrainements. C'est beaucoup de sacrifice.

- Ne faudrait-il pas alléger les courses cyclistes, avec des étapes de montagnes plus courtes ou d'autres mesures, pour que cela soit plus facile au coureur d'aborder une course de trois semaines?

- On a déjà baissé le kilométrages, ce n'est plus comme avant. A mon époque, il y avait des étapes plus longues. Mais raccourcir les cols de hautes montagnes, c'est enlever ce qui est le plus joli, le spectacle, ce que les gens aiment voir. Mais oui, l'Union Cycliste Internationale devrait faire plus pour protéger ce sport. Ce n'est pas la même chose dans le monde du football ou de la Formule 1. Ici ce sport est très faible et chaque chose est traité de façon à enlever des morceaux du cyclisme. On maltraite les professionnels et on les accusent de se doper, quand ils passent beaucoup de contrôles, parfois à six heures du matin.

- Poursuivons sur le sujet. Que se passe-t-il dans la tête quand on voit que les joueurs de NFL ou de NBA ne passent pas de contrôles? Pourquoi une telle différence par rapport à des sports comme le cyclisme ou l'athlétisme, qui sont en efft plus sensibles?

- Le sport professionnel est très différent de celui des catégories juvéniles, que l'on doit protéger de gens qui disent des choses qu'ils ne devraient pas dire. Mais ce qui n'est pas normal, c'est qu'ils puissent venir jusque chez toi, pour voir si tu ne dissimules pas quelque chose, comme si tu étais un voleur. Que n'importe où, jusqu'en plein milieu de la rue, ils peuvent te faire une prise de sang. C'est absurde.

- On doit être fatigué de voir que même si à plusieurs reprises, on est contrôlé négatif, on n'est pas enlevé de la liste des suspects.

- Oui. maintenant, moi, par exemple, chez qui on a jamais rien trouvé de suspect, je me sens mal parce que même si quelqu'un parle de toi, il dit quelque chose.

- Comment vois-tu le cyclisme en Espagne?

- Ici, il y a toujours eu beaucoup de talents et des gagnants. Nous connaissons tous les stars, mais chaque année, il en apparaît de plus en plus. La seule chose qui manque ce sont les sponsors. Il faut changer les lois, et par exemple, exhonérer d'impôts ces entreprises. Cela faciliterait les choses.

- Que penses-tu du projet Andalucia-Cajasur?

- J'étais hier à la présentation à Jaen et j'ai vu une très bonne équipe, qui peut gagner des courses. Une chose qui m'a plût, c'est qu'ils ont une équipe de réserve, en catégorie juvéniles, avec laquelle on pourra garder les coureurs dans son équipe. Il n'arrivera pas ainsi, que quand un coureur voudra passer professionnel, il doive laisser ce sport, même s'il a du talent.

- Et qui voies-tu comme successeur d'Armstrong dans le cyclisme mondial?

- Avec Contador ici, il ne faut pas chercher plus loin. C'est un grand talent pour le futur. Il ne va pas gagner qu'un seul Tour.

- Et Valverde, tu ne le vois pas comme un vainqueur du Tour?

- Valverde a un talent incroyable pour les Classiques. Il peut gagner beaucoup de courses, et les Championnats du Monde. Mais c'est un coureur différent de Contador.

- Puisque l'équipe professionnelle n'a pas marché, as-tu pensé une fois que l'hôtel sera lancé à travailler avec des enfants ou les aider dans des écoles?

- Je ne veux pas abandonner mes idées, et je veux les mettre en pratique dans le futur. Quand mon affaire sera lancé et que j'aurais plus de temps, je veux poursuivre dans le cyclisme.

- Et on peut poursuivre avec les petits Tonkov, non?

- Je leur laisse le choix. Je ne veux pas obliger mes enfants à pratiquer un sport. Ils doivent avoir envie, et moi, je dois leur donner de l'amour et de l'affection. S'ils veulent jouer au football, bien. Quand ils auront goût à quelque chose, je les laisserai aller de l'avant.

- Bon, en parlant d'autre chose, quel est le plus difficile? Le monde du cyclisme ou cette nouvelle entreprise dans laquelle tu t'investis?

- La vérité est que cette nouvelle entreprise est plus difficile. Je préfère m'entraîner et courir (rires). C'est beaucoup plus facile que cette autre vie.

- Comment va s'appeler l'hôtel? Parle-nous un peu de lui.

- Il va s'appeler Hospederia Atalia. "Atalia" est une tour arabe. Nous avons une terrasse depuis laquelle on voit la Mosquée. C'est un panorama incroyable. C'est un des points forts. Il y aura 20 chambres et une capacité d'accueil de 44 personnes. L'idée est d'ouvrir en mai.

- Bon, et ici à Villanueva, tu auras gouté le jambon?

- Oui, je l'ai déjà gouté très souvent. Il est meilleur que nulle part ailleurs. Je suis dans le pays d'origine.

- Février 2008: Tonkov à la présentation de l'équipe Andalucia-Cajasur (Marca et Trottabici.com, 5 février)

Pavel Tonkov s'est rendu le 5 février dernier à la présentation de l'équipe cycliste Andalucia-Cajasur. L'occasion pour parler avec le journal Marca des grands Tours 2008 et de se faire prendre en photo par le site Trottabici.

L'ex coureur cycliste russe Pavel Tonkov, vainqueur du Tour d'Italie 1996, a assuré à Jaen que le pronostique pour les trois grands Tours, Tour de France, Vuelta España et Giro d'Italia est "très ouvert" puisqu'il consière qu'il "existe une grande égalité" entre les coureurs. Pavel Tonkov, qui assistait à la présentation de l'équipe Andalucia-Cajasur a souligné que les cyclistes comme Denis Menchov, Cadel Evans, Alberto Contador et Alejandro Valverde "sont des spécialistes qui ont démontré leurs qualités dans toutes les épreuves où ils ont participé". "Pour cela, ils ont des possibilités de briller dans les grandes courses, comme dans le Tour, la Vuelta ou le Giro" a dit Tonkov. Le russe, qui a vécu ses plus grandes heures à la Mapei, a admis que le dopage a apporté beaucoup de préjudice au cyclisme et que "la preuve en est la diminution du nombre des sponsors qui ont décidé d'investir dans d'autres sports". "J'espère que la situation va changer et qu'elle va se normaliser pour le bien de tous", a-t-il ajouté.

- Janvier 2008: La Hospederia del Atalia ouvrira en mai (El dia de Cordoba, Rafael C. Mendoza, 10 janvier)

Le cycliste russe Pavel Tonkov, gagnant du Tour de l'Italie en 1996 prévoit ouvrir au mois de mai prochain un hôtel dans la rue du Buen Pastor, une rue se trouvant dans le quartier Juif. L'ascendance cordouane de l'épouse du coureur - sa mère est native de Villanueva de Cordoue - est, pour Tonkov, la "principale raison" qui l'a mené à ouvrir un hôtel à Cordoue, qui sera catalogué trois étoiles et portera le nom d'Hôtellerie de l'Atalia. Cet établissement, d'une surface de 900 mètres carrés, disposera de 21 chambres - toutes d'architecture différente - et une vue sur la Tour de la Cathédrale, un aspect qui deviendra l'un de ses attraits principaux pour les touristes.

Tonkov a informé El Dia de Cordoba qu'il avait investi trois millions d'euros dans l'hôtel. La dépense comprend l'acquisition de l'édifice - en décembre 2006 - et les travaux, qui ont commencé en mai de l'année passée et il est prévu qu'ils prennent fin dans les mois qui viennent pour que l'hôtel puisse s'ouvrir avant le début des fêtes de Mai, période à laquelle la ville reçoit une plus grande affluence de touristes.

L'autre attrait principal de l'hôtel est qu'il possedera un solarium. Tonkov a déclaré que cet espace - localisé sur la terrasse - disposera de près de 300 mètres carrés de surface et sera couvert par un grand tapis de gazon artificiel. "Il s'agit que les hôtes puissent prendre le soleil et se sentir à leur aise pendant leur séjour", fait remarquer le propriétaire, attaché à donner une "atmosphère familière" à l'établissement qu'il prévoit inaugurer dans quatre mois. Le propriétaire de l'hôtellerie a aussi réalisé les dessins des pièces et du reste des installations. Dans ce sens, son épouse, Daría García, a fait allusion au "mélange d'éléments traditionnels avec d'autres élement plus modernes". Entre d'autres détails, figure l'utilisation des couleurs dans le ciment pour la réalisation des lits. En ce qui concerne le prix de la chambre, l'ex-cycliste professionnel a précisé qu'elle sera d'environ 150 euros avec le petit déjeuner inclus.

En tout cas, l'Hôtellerie de l'Atalia ne sera pas un projet isolé. Pavel Tonkov a prévu de créer une boutique culturelle qui complètera l'offre hôtelière. Ce nouvel organisme fera la promotion des voyages vers Los Pedroches et la Subbetica. Tonkov, en faisant valoir son expérience cycliste, offrira aussi des itinéraires de randonnées en vtt. Le vainqueur du Tour de l'Italie a aussi parlé de la future ouverture future d'un magasin au rez-de-chaussée de l'édifice pour commercialiser les produits typiques de la province, comme l'huile d'olive, du vin Montilla-Moriles et les charcuteries de Los Pedroches. À ce sujet, le propriétaire de l'hôtellerie a expliqué que des excursions seront organisées dans la province pour visiter les usines d'huile et les séchoirs. Tonkov a conclu qu'à l'hôtel arriveront des entrepreneurs d'autres pays pour négocier en Espagne. L'ex-coureur compte aussi offrir à ses hôtes des visites au Parc Joyero.

 

- Décembre 2007: Une sortie en maillot Mapei (Trotabici.com, 30 décembre)

Pavel a fait une sortie à vélo à Cordoue, le 30 décembre. Il est venu en spectateur assisté au 1° Trofeo del Pavo ciudad de Cordoba.

- Juillet 2007: Pavel Tonkov devient... acteur!!! (Sandrine Viollet, 7 juillet)

Ayant du mettre entre parenthèse son projet de création d'équipe cycliste, Pavel Tonkov se consacre actuellement à son deuxième projet professionnel: ouvrir son hôtel. L' inauguration de celui-ci est prévue d'ici la fin de l'année à Cordoba. Multipliant les aller-retours entre Madrid et l'Andalousie, Pavel n'a hélàs guère le temps de suivre de près l'actualité cycliste en ce moment. Cependant, quelques supporters ne l'ont pas oublié, et l'un d'entre eux plus particulièrement: le réalisateur Pablo Sereno De la Viña. Depuis qu'il a vu Pavel s'imposer au sommet de Valgrande Pajares, une idée s'est imposée à son esprit: "Et pourquoi est-ce que je ne réaliserais pas un jour un film sur le cyclisme, dont Pavel serait l'un des acteurs principaux?" L'idée fait son chemin et début 2007, les grandes lignes du scénario sont tracées: une lutte entre deux grands champions, qui se joueraient la victoire dans le Tour de France en montagne pour quelques secondes... En bref, le film à grand spectacle que tous les passionnés de cyclisme attendent... Mais Pavel, bien connu pour sa discrétion devant les caméras, accepterait-il ce "défi" ? Eh bien, oui!!! Le réalisateur franco-espagnol Pablo Sereno, dont le dernier film "Trois baisers et mille de plus" (www.troisbaiserset1000deplus.com) fera sa sortie nationale en France en septembre, a rencontré Pavel à Madrid en mai dernier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Pavel s'est montré tout de suite intéressé par le projet. Dans le film, dont le titre encore officieux serait "Juillet-Acte III", Pavel jouerait tout d'abord le rôle d'un champion cycliste triple vainqueur du Tour de France (Justice est enfin rendue!!!) , avant de devenir l'entraîneur de son principal adversaire... Outre son futur rôle d'acteur, Pavel collabore aussi à l'élaboration du scénario. Il décrit à Pablo Sereno quels sont les entraînements auxquels doit se soumettre un coureur cycliste. Ces entraînements figureront parmi les scènes principales du film (souvenez-vous de Rocky III...). Le casting mélange autant de noms du cinéma que du milieu cycliste. Joan Franck Charansonnet et Judith Gars, les acteurs "fétiches" de Pablo Sereno, seront entourés de Bernard Thévenet, très intéressé par le film lui aussi, et de Jean-René Goddart. A noter que Daria Garcia Tonkov devrait elle aussi figurer au casting. Pour l'instant, le tournage est prévu en 2009. Il nous faudra donc hélas patienter avant de voir Pavel Tonkov revêtir le Maillot jaune...

- Octobre 2006: Directeur technique de l'équipe de Russie? (nevasport.ru, 16 octobre)

Le président de la Fédération Russe de Cyclisme, Alexander Gousiatnikov, a fait publiquement la proposition suivante: "Il devient indispensable de créer un poste de coordinateur technique pour l'équipe de Russie. En effet, nos grands leaders courrent tous à l'étranger et, vue de la Russie, il nous est impossible de juger de leur état de forme et de faire une bonne sélection. Nous cherchons donc une personne qui aurait en permanence nos coureurs sous ses yeux, et qui serait aussi un repère pour les enfants. Pour ce poste, nous pensons à Viatchelav Ekimov, à Dimitri Konyshev et à Pavel Tonkov. En ce moment, nous examinons la possibilité d'inviter l'un d'entre eux à ce poste. Mais il ne s'agit pas d'un concours entre les trois, nous serions content de n'importe quelle proposition de coopération".

- Juillet 2006: Retour à Samara ( samara.kp.ru, 19 juillet)

Pavel Tonkov a fait une notable apparation en public le dernier jour du Championnat de Russie de mountain-bike qui se déroulait à côté de Samara. Pavel a vécu dans cette ville de 1984 à 1992, quand il courrait dans la sélection soviétique de cyclisme. Et s'il se sent très bien en Espagne, le retour vers la Russie est toujours son voyage préféré. "J'avais envie de revoir la ville, la Volga". En remettant les prix aux vainqueurs, Pavel a renouvelé devant la presse russe ses dernières déclarations. A savoir qu'il veut rester dans le milieu cycliste comme manager d'une équipe. Et maintenant, ses projets son plus clairs. ''J'ai dans la tête le projet de devenir manager d'une équipe professionnelle italienne. Je m'investi beaucoup dans ce projet. J'ai vécu pendant des années en Italie, pays avec lequel j'ai conservé des liens forts, et où j'ai la possibilité de travailler plus facilement. J'ai préparé le projet de la création d'une grande équipe, qui se rapprocherait de la Mapei, par exemple. Je suis en train de réfléchir aux questions d'organisations, notamment sur l'obtention de la licence. Mais je m'investi aussi dans d'autres affaires. Je veux notamment ouvrir un petit hôtel. Et bien sûr, je continue à faire du sport, notamment du mountain-bike et du ski l'hiver".

- Mars 2006: Tonkov voyage... (sovsport.ru, 3 mars)

- Pavel, qu'as-tu fait depuis le mois d'octobre dernier quand tu as arrêté la compétition?

- J'ai pu enfin vraiment me reposer. Cela faisait longtemps que j'attendais cela. Ces derniers mois, avec Daria, nous les avons passés à voyager. Dernièrement, nous avons fait un séjour en famille dans les Pyrénées pendant lequel nous avons beaucoup skiés. Mais avant cela, nous avons voyagé en voiture dans toute l'Espagne, puis en Italie.

- Tu as pourtant silloné toutes ces routes pendant que tu courrais, mais on a l'impression que c'est la première fois que tu prends le temps de les découvrir vraiment...

- Oui, c'est vrai. Mais qu'ais-je vu pendant toutes ces années: le bitume, les arbres, les maisons, le public? Je n'ai pu voir tout cela que très rapidement. Je ne connaissais de ces pays que la surface, maintenant je les découvre en profondeur. Je peux enfin tout visiter, les musées, les théâtres, etc...

- Et quand les voyages seront terminés, est-ce que l'idée de la création d'une équipe va prendre forme?

- Mais j'y travaille déjà maintenant, tout doucement, en parallèle. Je mène des négociations avec des sponsors qui sont prêts à croire en moi. De "vieilles liaisons" travaillent activement. Cela suit son cours...

- Mars 2006: Pavel ne laisse pas la bicyclette à la maison (photo Clasica Alcobendas)

La même semaine que Milan-San Remo, Pavel faisait déjà quelques sorties en bicyclette avec un de ses voisins madrilènes, Daniele Clavero, au sommet du Puerto de Navacerrada.

- Octobre 2005: "Je tente de créer une équipe" (sovsport.ru, 29 octobre)

Lorsque la presse russe contacte Pavel, quelques jours après l'annonce officielle de sa retraite, elle s'attend à ce que le champion d'Ishevsk évoque avec nostalgie ses victoires passées. Or, bien au contraire, Pavel parle déjà de son futur: "Je ne conçois pas mon avenir sans le cyclisme. Je tente de créer une équipe. Concrètement, je n'en dirais pas plus, car combien de projets tombent en ruines à la fin. Mais je sais que d'une manière ou d'une autre, j'aiderai les jeunes, ceux qui commencent à peine leur carrière. C'est avec eux que j'ai envie de partager mon expérience".